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"La Côte Libanaise"
Le livre de Carl Stephan, édité chez Aleph, se parcourt du nord au sud. Il se parcourt en profondeur tant on ne se lasse pas d'admirer la beauté légendaire des côtes libanaises. Et il y a vraiment de quoi être surpris, étonné, subjugué. Tandis que le Akkar étend ses verts rivages et prend ses aises, Tripoli se fait plus urbaine, avec ses ports bien rangés et ses immeubles qui flirtent avec la mer, sans oublier ses vestiges et sa foire impressionnante. Enfé ressemble à une presqu'île qui s'enfonce majestueusement dans la mer, et ses marais salants sont d'une beauté inouïe. Le monastère de Balamand surplombe le vert et les falaises de Ras El Chaa tombent à pic dans le turquoise de la mer. Batroun se dévoile derrière un mur phénicien et les palmiers de Aamchit ont les pieds dans l'eau. Les vagues s'écrasent depuis 5000 ans aux pieds de Byblos et Heloué porte bien son nom. Il y a encore des maisons à tuiles rouges dans Beyrouth, et les bananiers de Damour entourent l'ancienne magnanerie. Le temple d'Echmoun est sublime vu d'en-haut, et les plages de sable de Sour viennent parfaire le paysage inédit de cette côte libanaise qui a encore de si belles choses à raconter. Ne boudez pas ce plaisir! Architecte de formation, Carl Stephan
a suivi à Paris, puis au Québec, ses études de
photogrammétrie. Devenu spécialiste en prise de vues aériennes,
il reprend au Liban le "Bureau Stephan" fondé par son
père en 1965.
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